Né à Paris en 1986, Boris Lévy exerce le métier de Directeur de la Photographie depuis l'obtention du BTS Audiovisuel Image à Boulogne-Billancourt en 2008.
Dès le début de sa carrière, il cultive un lien fort avec l’installation vidéo, la création sonore, le film d'art et le voyage, notamment sur le continent africain.
Durant les années où il partage un atelier avec le plasticien Andrey Zouari il co-réalise la série de films oniriques et expérimentaux Djin Bird. Le film musical Acid Reflux, co-réalisé avec Ilan Cohen, pour l’artiste Rone, est né de leur complicité autour de la fabrication artisanale d’une image immersive, étrange et comique.
En 2015 débute une collaboration avec son frère, le réalisateur Raphaël Lévy, et en découlent de nombreux documentaires et films publicitaires qui révèlent leur envie commune d’images graphiques, pour la plupart tournées à l’étranger. Par la suite, Boris Lévy intègre ApiCorp, l’agence de Directeurs.trices de la Photographie.
Depuis la rencontre en 2010 avec le réalisateur Jérôme Clément-Wilz, Boris Lévy embarque régulièrement dans ses films documentaires, caméra légère au poing, et filme sur plusieurs années parfois, des mondes engagés et marginaux invoquant intégrité, liberté et sacré.
Il tourne en 2021 La meilleure version de moi-même, série réalisée et interprétée par Blanche Gardin, affirmant son goût pour le cinéma direct et la comédie, en jouant avec l’ambiguïté du genre docu-fiction.
Son travail porte l’empreinte d’expériences cinématographiques très variées. Boris travaille régulièrement avec l’auteur et réalisateur Noé Debré, et ils explorent ensemble de nouveaux genres à chacun de ses films, questionnant chaque fois la grammaire et le geste cinématographique idoines. Il a éclairé ses trois courts-métrages : Le septième continent (2018), Une fille moderne (2019), sélectionné au Festival de Clermont-Ferrand, et On n’est pas des animaux (2020) en compétition à Sundance.
En 2023, Boris Lévy signe la photographie du premier long-métrage de fiction de Noé Debré, Le Dernier des Juifs.
Boris affectionne particulièrement la cinématographie impressionniste, le genre réaliste-poétique, et les émotions qu'ils suscitent. Sur 3 ans, Boris accompagne la réalisatrice Tessa Louise-Salomé pour filmer The Wild One, un documentaire singulier tant par la forme que par l'histoire passionnante de Jack Garfein. Il a notamment fait recours à de nombreux dispositifs optiques pour créer des ponts visuels entre les différents régimes d’images qui peuplent le film. The Wild One obtient le prix de la meilleure photographie au Tribeca Film Festival en 2022.



